Orignal: Prospection du territoire

 

J’ai récemment traité
des différents points que j’analysais lorsque j’étudiais les cartes d’un
secteur de chasse à l’orignal. Je vais maintenant vous expliquer ma routine
lorsque vient le temps de rechercher de l’information sur le terrain et de
valider les différentes données recueillies à partir des cartes.

Dans un premier
temps, essayez de prospecter le territoire à des dates qui se rapprochent le
plus possible de la période à laquelle vous chasserez. Durant l’automne, les
orignaux n’utilisent pas leur territoire de la même façon qu’ils l’utilisent
lors de la saison estivale. En prospectant le territoire le plus près possible
de votre saison de chasse, vous aurez une bien meilleure idée de la
localisation des orignaux pendant la chasse.

Une fois sur le
terrain, enregistrez le tracé des chemins et des sentiers du territoire lorsque
vous vous rendez sur des sites prometteurs. Cela vous sera très utile lorsque
viendra le temps de sortir un orignal de la forêt, puisque vous saurez
exactement où vous êtes situé par rapport à ceux-ci. Avec mon style de chasse, il
m’arrive parfois de faire abattre des orignaux à plus d’un kilomètre du chemin
le plus proche. Grâce à mon GPS, je peux minimiser la distance à parcourir en
forêt en plus de pouvoir observer la topographie du terrain dans le but d’éviter
des dépenses énergétiques inutiles.

Il faut bien sûr que
vous vous rendiez à chaque coupe forestière pour évaluer ce qu’elles ont à
offrir aux orignaux du secteur. Favorisez les coupes qui ont une hauteur d’au
moins six pieds puisque, bénéficiant d’un certain couvert, les orignaux seront
beaucoup plus à l’aise de s’y nourrir. Il faut également porter une attention
particulière à la longueur des jeunes repousses tendres de l’année; elles sont
riches en protéines et plus elles sont longues, plus elles sont nutritives et intéressantes
pour les orignaux du secteur. Identifiez également les essences d’arbres
présentes dans ces coupes. Si elles contiennent en majorité des Peupliers
Faux-Trembles, elles seront très productives vers la fin septembre; celles
accueillant en grande partie des merisiers le seront un peu plus tard en octobre,
soit lorsque les peupliers auront perdu leurs feuilles.

Recherchez ensuite des
indices autour de ces coupes. Empruntez les différentes voies d’accès des
orignaux, suivez-les et essayez de trouver des indices de la présence de mâles
matures des automnes précédents (frottages de bonne taille (voir la photo
ci-dessous)). Il s’agit selon moi d’un des signes les plus encourageants à
trouver. Si le ou les mâles qui ont effectué ces frottages sont toujours
vivants, il y a de très fortes chances qu’ils soient à nouveau présents lors de
l’automne qui vient.

Par la suite, dirigez-vous
vers les sites de repos potentiels que vous avez identifiés à l’aide des
cartes. Encore une fois, recherchez des frottages mais également des souilles
de l’automne précédent. Chaque fois que vous en trouvez, peu importe où vous
êtes sur le territoire, enregistrez-les dans votre GPS. De cette façon, à la
fin de la journée, il vous sera possible de visualiser les différents territoires
de rut et de comprendre comment les orignaux utilisent le territoire durant
l’automne.

À partir de ces
quelques données qui vous indiquent précisément où se trouvent les orignaux
durant l’automne, je suis convaincu que vous parviendrez à tirer votre épingle
du jeu et à voir de l’action régulièrement. Il ne vous reste plus qu’à
pratiquer vos appels en prévision de cette chasse qui s’annonce remplie de
succès!


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